🜁 L'atelier — Là où naissent les créatures, dans le chaos et l’intimité
Mon atelier est une bulle.
Un refuge chaotique où je m’isole pour peindre, où chaque tache et chaque outil raconte une histoire. C’est là que mes créatures prennent vie — non pas par la sculpture, mais par la peinture, qui est le cœur de mon geste.
Je suis peintre depuis près de trente ans.
J’ai appris sans guides ni tutoriels, en expérimentant avec tout ce qui me tombait sous la main : doigts, essuie‑tout, tournevis, fourchette, paille… Cette approche instinctive est devenue ma signature : une peinture onirique, entre réalisme et liberté, assez proche du vrai pour donner vie, assez libre pour transmettre une émotion.
L’univers de Lovecraft s’est imposé naturellement.
Son indicible, ses ambiances visuelles et sonores, cette manière de faire ressentir ce qui n’est pas là… c’est ce que j’essaie de capturer dans mes couleurs et mes textures. Une présence invisible, mais perceptible.
Mon atelier est né d’une passion ancienne et d’un besoin intérieur.
Aujourd’hui, je me place volontairement entre les figurines industrielles low‑cost et les dioramas produits en série : une alternative artisanale, intime, humaine.
Chaque figurine que je peins est un spécimen.
Jamais plus de cinq exemplaires, jamais deux identiques. Chaque pièce est pensée comme une œuvre unique, destinée à un collectionneur précis — commande personnalisée ou coup de cœur immédiat.
Car il ne s’agit pas d’un achat, mais d’une transmission.
Quand un collectionneur accueille une de mes pièces, il prend une part de moi. Et il me fait une place dans sa collection.
C’est pour cela que j’offre une garantie à vie.
Un serment, pas un argument. Si une créature se fissure, chute ou s’abîme, je la soigne ou je la refais. Toujours.
🜂 L’origine du nom — un ornithorynque, un bouclier mal prononcé, et un fou rire sur la route
Le nom Platypus du Cookier est né comme naissent souvent les choses importantes : par hasard, dans un moment suspendu. En voiture avec ma compagne, à chercher un nom pour l’atelier, deux mots ont surgi sans prévenir.
Platypus. L’ornithorynque : créature fantastique, hybride improbable, attachante, impossible à classer. Une mascotte idéale pour un univers où rien n’est vraiment ordinaire.
Le Cookier. Un mot né de l’incapacité d’un enfant à prononcer “bouclier”. Un mot bancal, tendre, chargé de nostalgie — un souvenir devenu symbole.
Mis côte à côte, ces deux mots formaient un nom étrange et familier. Un nom hybride, né du chaos, chargé d’affection et d’absurdité. Exactement ce qu’il fallait.
Platypus du Cookier est devenu plus qu’un nom : une signature.
🜄 Ce que je cherche à transmettre
Ce que je poursuis avant tout, c’est la nostalgie.
Ce moment où, en découvrant une figurine, quelque chose remonte — une lecture, une scène, une émotion enfouie.
Comme une rencontre entre la pièce et celui à qui elle était destinée depuis le début.
Je ne crée pas des bibelots.
Je crée des fragments d’univers.
Des passerelles entre un imaginaire et un collectionneur.
Des créatures qui naissent du chaos, mais trouvent leur place dans vos mains.